Après une journée pleine de tensions et de questions sans réponses, Elena trouve du réconfort dans l'hospitalité chaleureuse de l'Hôtel Belvedere, bercée par la cuisine montagnarde et l'atmosphère chaleureuse de la salle à manger. Mais même le rituel du dîner ne parvient pas à apaiser l'anxiété qui couve au milieu des dossiers médicaux qu'elle étudie, où de nouveaux mystères se profilent. Un appel téléphonique au Dr Visconti offre une lueur d'espoir : peut-être que seule une rencontre en face à face avec Morandi, désormais isolé à l'hôpital psychiatrique de Sarnico, permettra de démêler les nœuds les plus sombres de cette affaire.
Elena s'apprête à quitter Oltrecolle : le voyage vers Sarnico se déroule à travers des paysages lumineux, des villages au bord du lac et une détermination nouvelle. Arrivée à l'hôtel, elle est enveloppée par la tranquillité du lac, prête pour une rencontre cruciale le lendemain dans sa quête. Dans un climat d'attente et d'espoir, au milieu des lumières du soir et du rythme lent de la vie du village, elle s'approche du cœur du mystère qui la tourmente.
De la découverte des dossiers médicaux aux recherches du Dr Morandi: un voyage à travers les ombres d'Oltrecolle et l'espoir de nouvelles réponses sur les rives de Sarnico.
Après une longue et intense journée, le soir à l'Oltrecolle arriva, chargé d'un silence qui semblait porter promesses et angoisses. Elena, encore troublée par les découvertes faites dans les dossiers des patients, descendit dans la salle à manger du Belvédère, trouvant refuge dans la chaude odeur du bois et les voix feutrées des autres convives. Le dîner fut un petit rituel de plaisir et de réconfort : Signora Teresa offrit en entrée des crostini aux cèpes frais et une onctueuse soupe de potiron et de pommes de terre, agrémentée de copeaux de fromage de montagne. En entrée, Elena choisit des tagliatelles maison aux girolles, assaisonnées de beurre de montagne et de persil haché, suivies d'un plat principal : un ragoût de lapin mijoté, mijoté aux herbes de montagne et servi sur un lit de polenta moelleuse. Chaque bouchée semblait dissiper, au moins un instant, le poids des questions persistantes.
À la fin du repas, tout en dégustant une part de gâteau aux pommes et aux noix accompagnée d'un verre de grappa parfumée, Elena regardait les flammes danser dans la cheminée. L'atmosphère était rassurante, mais elle sentait la pression des questions sans réponse s'accumuler comme la brume qui s'élevait lentement des vallées.
Elle ne pouvait plus attendre : le moment était venu d'affronter ce qui la tracassait depuis des jours.Après le dîner, Elena retourna dans sa chambre, l'esprit encore hanté par les questions. La journée passée à éplucher les dossiers médicaux et les souvenirs des détenues d'Oltrecolle avait laissé un sentiment de malaise que même la savoureuse cuisine du Belvédère ne parvenait pas à dissiper....
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